Quand on se sent prêt à imprimer un document sur lequel on a passé beaucoup de temps et qu’on a décidé pour cela de faire appel à un imprimeur, on ne s’attend pas, en général, à devoir répondre à une « foultitude » de questions toutes plus hermétiques les unes que les autres.

Du moins, est-ce ainsi qu’elles apparaissent.

  • A-t-on bien pensé aux fonds perdus ?
  • Au mode colorimérique ?
  • Au format du fichier ?

Et ce n’est là qu’un début. Car, plus on avance dans le projet et plus on doit fournir de réponses à d’autres questions. Et notamment, à toutes celles qui touchent à l’aspect final d’un document imprimé.

En effet, répondre aux premières ; c’est indispensable ; ne suffit pas à régler les problèmes posés par les secondes. Celles qui concernent la dernière étape de la chaîne graphique.

 

Les différents maillons de la chaîne graphique 

Définition de la chaine graphique  

Comme l’aspect final d’un document imprimé est donné en bout de course de la chaîne graphique, il n’est pas inintéressant de savoir de qu’on entend par chaîne graphique. De fait, la chaîne graphique, c’est l’ensemble des opérations qui vont de la conception au stockage et à la livraison d’un document imprimé. Autrement dit, une chaîne graphique s’étend de l’idée du document dans la tête de celui qui le conçoit à l’entrepôt où un magasinier en stocke des paquets sous blister.

Ce qui fait intervenir pas mal de gens, d’origines très diverses. On voit tout de suite les problèmes de coordination que cela peut poser. D’où les nombreuses questions posées par les uns et les autres.

 

Une chaine graphique à 3, 4, 5 ou 8 maillons

Pour circonscrire ces problèmes, on a pris l’habitude de les regrouper par grands chapitres correspondant aux principaux maillons de la chaîne graphique. Suivant les auteurs, ces maillons sont au nombre de 3, de 4, de 5 ou de 8. 

Mais, on peut se satisfaire d’une chaîne à 4 maillons. Elle a l’avantage de rappeler le rôle de la création dans la production d’un document et d’éviter de rentrer dans les détails de la logistique du document prêt à être livré.

 

Les différents maillons de la chaîne graphique 
Les différents maillons de la chaîne graphique

 

En effet, pour ce qui est de ce dernier maillon, son importance n’est pas spécifique à la chaîne graphique, mais à l’entreprise chargée des opérations. Quant au premier, il rappelle que la créativité a toute sa part tout au long du processus d’impression d’un document.

 

Les 4 maillons habituels d’une chaîne graphique

De ce fait, une chaîne graphique est, principalement, constitué des 4 maillons suivants :

  • La conception. Ce maillon regroupe toutes les questions relatives à la formalisation du document à imprimer. C’est là qu’on répond, notamment, à la question de savoir pourquoi on veut le faire et dans quel genre. Et pour que les choses correspondent bien aux intentions des uns et des autres, on utilise des techniques comme, par exemple, un « chemin de fer » et, en général, on fait aussi une maquette dudit document.

 

  • La pré-presse. Sous ce chapitre, on regroupe toutes les opérations qui préparent l’impression proprement dite. Comme, par exemple, pour ne considérer que celles-ci, le choix du papier et l’imposition des textes à imprimer. Ou encore la préparation de la plaque d’impression.

 

  • L‘impression. A ce stade, tout n’est plus qu’une question de tirage et de procédés d’impression. D’offset ou de numérique. Autrement dit, de production imprimée en série du document.

 

  • La finition. Ou le façonnage. Nous y voilà. Ici, le document est imprimé, mais il est loin d’être fini. Reste de nombreuses opérations à effectuer qui requièrent toute l’attention des techniciens. D’elles dépend l’aspect final du document imprimé. Et, c’est cet aspect qui fera dire qu’il est réussi ou pas. Ce qui fait de ce maillon de la chaîne graphique, le façonnage, un maillon tout à fait essentiel, à ne surtout pas négliger.

 

L’aspect final d’un document imprimé

Une étape clé

Une fois le document effectivement imprimé, on peut être tenté de se laisser aller. Les questions de l’imprimeur, ses demandes de précisions, peuvent alors apparaître plus contraignantes que vraiment utiles. Le document est imprimé, quoi !

Il n’y a plus qu’à le mettre en ordre de façon à ce que ses exemplaires puissent être rapidement distribués.

A l’imprimeur de faire son boulot ! On ne peut quand même avoir réponse à tout !

 

L'aspect final d'un document imprimé
L’aspect final d’un document imprimé

 

Oui, mais, voilà. Justement, la « mise en ordre » n’est pas si simple. L’imprimeur a besoin de savoir. Et si on ne veut pas être déçu par le résultat final ou regretter de ne pas avoir fait de meilleurs choix, mieux vaut avoir la sagesse de s’entourer d’un certain nombre de précautions. 

A commencer par préciser le plus exactement possible à son imprimeur ce que l’on recherche comme aspect final pour son document. D’où l’intérêt de bien choisir son imprimeur. L’absence de demandes de précision de sa part, quelles que soient leurs formes, n’est pas forcément un bon signe.

En bref, comme le dit un proverbe zoulou : 

Il faut façonner l’argile pendant qu’elle est molle

 

proverbe zoulou
Proverbe zoulou

 

Au stade du façonnage, le document est encore une « argile molle » qu’on peut encore façonner.

 

Que faut-il faire pour réussir l’aspect final d’un document imprimé ?

D’une manière générale, les opérations nécéssaires pour finir un document imprimé se répartissent en deux catégories selon qu’elles ont lieu sous presse ou hors presse.

 

Opérations sous presse pour embellir l’aspect final d’un document imprimé 

Ce sont les opérations dites de finition, à proprement parler. Elles interviennent en bout de course du processus d’impression. C’est là qu’on décide des embellissements qui vont renforcer l’attractivité du document.

Cela va du pelliculage, à la dorure à chaud et au vernis sélectif. D’emblée, ces finitions assurent au document un aspect qualitatif, pour les finitions les plus ordinaires, et un aspect luxueux, pour les finitions les plus élaborées. 

 

vernis sélectif
Vernis sélectif

 

On en saisit immédiatement l’importance selon la nature de la communication dont le document imprimé est le support. Un flyer basique distribué au coin des rues peut s’en passer, du moins en partie, mais c’est déjà plus difficile pour une plaquette de présentation d’une entreprise, pour laquelle un pelliculage est un minimum.

Et, une dorure à chaud est pratiquement incontournable pour la promotion d’un produit de luxe ou d’un service de haut niveau. 

Ces questions ne sont pas des points à prendre à la légère et décidés entre deux portes. Y compris pour des documents de la vie quotidienne d’un professionnel comme les cartes de visite. Comme on le sait, elles peuvent être plus ou moins soignées, et cela dépend des finitions choisies.

 

Opérations hors presse déterminantes pour l’aspect final d’un document imprimé

L’une de ces opérations est la reliure. Il est évident que le choix de la reliure joue sur l’aspect final du document imprimé. Tout dépend, bien sûr, de l’importance de ce dernier. Cependant, on imagine difficilement un document, embelli avec des dorures à chaud, dont les feuillets ont été, néanmoins, assemblés de façon très basique. 

Et si le document comporte peu de feuillets, reste à déterminer son mode de pliage. Si le poids du papier utilisé fait plus de 160 gr/m2, il conviendra de substituer un rainage au pliage proprement dit. 

 

Opérations hors presse déterminantes pour l'aspect final d'un document imprimé
Opérations hors presse déterminantes pour l’aspect final d’un document imprimé

 

Enfin, on ne saurait achever un tour d’horizon des opérations de façonnage hors presse sans évoquer le massicotage. Cette opération relativement dangereuse, raison pour laquelle elle est entourée de multiples sécurités, consiste à couper à angle droit les piles du document à formater.

C’est là que le travail de préparation avant l’envoi des fichiers à l’imprimerie s’avère crucial. En effet, un mauvais calcul des fonds perdus, et ce sont, comme résultat, des marges bien peu esthétiques pour un document qu’on a voulu un document d’excellence.

 

En résumé 

Les opérations d’impression sont complexes. Globalement, elles vont de la conception du document à imprimer au conditionnement des piles de documents à stocker et à livrer. Parmi toutes ces opérations, toutes essentielles, une catégorie d’entre elles a un effet déterminant sur l’aspect final d’un document imprimé.

Ce sont les opérations de façonnage. 

Plus l’aspect du document est jugé primordial, plus ces opérations doivent être suivies de manière attentive. Au point même d’être assurées par un façonnier spécialisé. Quoi qu’il en soit, elles se répartissent entre des opérations sous presse et des opérations hors presse.

Les premières touchent plus particulièrement à l’embellissement du document et les secondes à son formatage final.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.